jeudi 9 février 2012

2005 – Ximeng Zi Ya Cha, Lancang Tea Factory, Ximeng, Lancang, Xishuangbanna, Cha Wang Shop


Informations et provenance : Il s'agit d'une galette pressée à la main de 375 gr. provenant de théiers de la fameuse variété "violette", issus de la région de Ximeng où vit la minorité Wa, produite par la compagnie Lancang et achetée chez Cha Wang Shop.


Détails d'infusion : 4 gr. / 100 ml en Purion. Temps d'infusion : 5s. - 15s. - 30s. - 1m, et je m'arrête là, les infusions ne sont pas assez à mon goût. Peut-être suis-je passée à côté de ce thé, ou alors l'adolescence le rend ingrat... mais une chose est sûre, il ne m'a pas plu !


Vue : Les feuilles plutôt petites, très sombres et brillantes (fait typique de la variété violette), sont très faiblement compressées et la galette se défait à mains nues. Les teintes varient du brun-violet au noir. La liqueur, elle, est jaune d'or se transformant en orangé soutenu dans les infusions subséquentes. Les feuilles mouillées, une fois les infusions passées, semblent être constituées d'un étrange mélange de feuilles vertes, souples, et de feuilles noires rigides, ce qui me laisse penser qu'il s'agit peut-être d'un mélange sheng/shu.


Odeur : L'odeur des feuilles sèches est totalement inidentifiable. Dans la théière chaude, le parfum est étrange -- ça m'évoque à la fois le cuir (comme si c'était un shu) et quelque chose de vaguement conifère, du cèdre ou de l'échinacée. L'odeur des feuilles mouillées ressemble définitivement à du sapino, cette tisane médicamenteuse mêlée d'aiguilles de sapin et d'échinacée. L'odeur de la liqueur, elle, rappelle celle des animaux de ferme, qui se transforme lorsque la tasse est vide en quelque chose de sucré qui rappelle le jeune puerh.
  

Goût : Dès la première gorgée, on perçoit quelque chose d' "off" -- il n'y a pas de goût ! La texture est tellement présente en bouche, le minimum d'amertume auquel on s'attend dans un puerh est pratiquement absent, si bien que le goût passe totalement inaperçu. Il faut vraiment pousser les infusions pour trouver enfin quelque chose d'identifiable... et encore. Ça goûte vaguement, très vaguement l'échinacée, un petit arrière-goût médicamenteux/herbal, un arrière-goût encore plus estompé de cuir ou de ferme... et c'est tout, ça disparaît tout de suite.


Texture : La texture est très ronde, elle tapisse la langue d'une pellicule presque grasse et plutôt lourde. La totale absence d'amertume rend la liqueur étrange -- c'est tellement rond qu'il n'y a aucune aspérité, rien qui accroche en bouche, et pourtant il y a quelque chose de sec là-dedans. C'est assez difficile à expliquer, mais ce qui est certain, c'est que ça diffère totalement de tous les autres puerh que j'ai bu jusqu'ici.


Sons : J'accompagne ma dégustation de la chanson Analyse, de Thom Yorke. Il y a quelque chose de paresseux, de sinueux dans la façon dont il chante qui m'évoque la texture de ce thé. J'ai aussi choisi cette version radiophonique au lieu de la version de l'album parce qu'elle est à la fois plus nette et moins soignée, avec des notes étranges et des accords un peu flous -- à l'image de ce que je bois, finalement.


Couleurs : De minces lignes orangées et bleues traversant un magma indigo, brumeux, qui semble à la fois en ébullition et totalement immobile.

2 commentaires:

  1. Décidémment, le thé violet semble avoir peu de fans et les impressions semblent presques identiques de l'un à l'autre, en particulier l'odeur indéfinissable des feuilles sêches quand celle-ci n'est tout bonnement pas absente ! C'est vraiment quelque chose de déroutant à mes yeux.

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    1. En fait, j'ai une galette de thé violet qui me plait beaucoup ! (Ou du moins qui me plaisait beaucoup l'année dernière, je vais attendre de la regoûter pour en être certaine. ^^)

      J'en ai 4 en tout, dont deux que je n'ai pas encore testé, vu le retard que j'ai dans mes dégustations... Je compte goûter la suivante dans quelques minutes. ^^ Vu l'odeur, elle a déjà plus de chances de me plaire.

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